BLC QUI SOMMES NOUS ?

LA BLC EN 7 QUESTIONS

La corruption est un phénomène social complexe dont les manifestations revêtent des facettes économiques, politiques, techniques, sociologiques aux effets néfastes. Elle sape la démocratie et l’Etat de droit, en­traine des violations des droits humains, fausse le jeu des marchés, nuit à la qualité de la vie et crée un terrain propice à la criminalité organi­sée, au terrorisme et à d’autres phénomènes qui menacent la société.
Dans le but de donner des réponses adéquates à cette problématique, la Côte d’’Ivoire a ratifié la convention les Nations Unies contre la corruption adoptée, en octobre 2003, dite convention de Mérida.
Cette convention a été ratifiée le 25 octobre 2012 par la Côte d’Ivoire.
En outre, d’autres instruments de lutte contre la corruption ont également été adoptés au niveau continental et régional Africain. Il s’agit en l’oc­currence de la convention de l’Union Africaine &²et le protocole de la CEDEAO sur la lutte contre la corruption de 2001, en attente de ratification.
Ainsi, la ratification des instruments interna­tionaux susmentionnés pose aux fins de cette lutte, un ensemble unificateur de vaste portée.

QUAND?

Créée par arrêté N° 038/MEF/IGF du 17 février 2012, la Brigade de Lutte contre la Corruption (BLC) est la plus récente des trois divisions opérationnelles de l’Inspection Générale des Finances (IGF).

QUOI?

La lutte contre toutes les formes de corruption et infractions assimilées dans les services publics relevant du Ministère en charge de l’Economie et des Finances.

QUI?

La BLC s’intéresse à tous les agents de l’Etat qui se montreraient coupables ou complices d’ actes de corruption ayant une influence sur les deniers publics.

COMMENT?

La BLC travaille :

  • Sur information,
  • Sur dénonciation, au numéro vert :800 00 380
  • Sur instruction de la hiérarchie,
  • Sur auto-saisine (renseignement, enquête préliminaire).

BUTS

  • Sensibiliser les agents du MEF,
  • Informer les fonctionnaires et agents de l’Etat sur les actes illégaux qui sont des actes de corruption,
  • Sensibiliser les futurs fonctionnaires et agents de l’Etat sur les conséquences des actes de corruption et les peines encourues,
  • Sensibiliser la population pour éviter que celle-ci ne soit auteur ou complice d’actes de corruption,
  • Relever les dysfonctionnements constatés dans les services et faire des recommandations pour y rémédier,
  • Assurer l’interface avec toutes les autres structures sectorielles ou gouvernementales de lutte contre la fraude et la corruption pour le compte du MEF,
  • Anticiper les actions de fraudes et de corruption en évaluant la pertinence des procédures existantes et en formulant des recommandations idoines,
  • Veiller à la mise en oeuvre des poursuites Administratives et/ou Judiciaires recomandées par les enquêtes,
  • Vulgariser le code d’éthique et de déontologie en matière de gestion des finances.

PARTENAIRES

  •  NATIONAUX

Les inspections sectorielles des Directions Générales, les autres structures gouvernementales de lutte contre la corruption: La Haute Autorité, la Centif, le Giaba, l’IGE, la Police économique, Interpol, la société civile et autres.

  •  INTERNATIONAUX

La Banque Mondiale (BM), le Fond Monétaire International (FMI), le Groupe d’Action Financière (GAFI), le Service Central de Prévention de la Corruption (SCPC) en France.

PERSPECTIVES

  • Création d’un call center d’enregistrement automatique des plaintes et dénonciations
  • Vulgarisation de la page web de la BLC, via le site web de l’IGF (www.igf.finances.gouv.ci),
  • Connexion de la BLC (via l’IGF) aux principales bases de données des différentes Directions Générales sous tutelle du MEF,
  • Création d’une base de données relative aux différentes procédures de fonctionnement des directions rattachées au MEF et aux actes de corruption et infractions connexes constatées,
  • Elaboration d’un bulletin semestriel d’information et de réflexion sur la fraude et la corruption,
  • Renforcement des capacités des agents,
  • Accords de coopération et d’assistance mutuelle avec les Inspections Générales et organes de lutte contre la corruption dans les espaces CEDEAO et Francophone,
  • Etudes périodiques sur l’évolution des techniques utilisées aux fins de corruption dans l’Administration Economique et Financière,
  • Suggérer la création par la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption d’un cadre permanent de coordination des actions des structures nationales de lutte contre la corruption et infractions connexes.